Les micro-mondes habitables, une possibilité grandissante.

nh-color-pluto-charon
Charon et Pluton, deux mondes qui semblent très actifs.

Le nouveau visage de Pluton illustre encore une fois que la réalité dépasse la fiction. Mon dernier article sur les planètes doubles posait l’hypothèse de l’habitabilité de ce type particulier de planète et illustrait les différentes caractéristiques qui pouvait donner une plus grande chance à la vie de s’y développer. Pour ajouter au casse-tête, la découverte d’activités géologiques intenses et d’eau liquide salée sur certaines des plus petites lunes du Système Solaire laissent croire que la taille n’est pas non plus un critère si restrictif pour évaluer l’habitabilité d’un monde.

P_COLOR2_enhanced_release
Vue de Pluton en couleurs contrastées pour accentuer la grande diversité géologique de sa surface.
pluton-atm-geologie-dwg
Schéma montrant les interactions entre les hémisphères éclairées et obscurs de Pluton et la migration des substances volatiles qui s’en suit ainsi que sa structure géologique interne probable. Documents J.Spencer/Lowell Obs adapté par l’auteur.

 

pluton-volcan

 

Possible volcans de glace (cryovolcanisme) présents sur Pluton.

EncSpainFREE
Encelade, minuscule candidate pour la vie extra-terrestre dans le système solaire.

Le handicap de la  petite taille serait en quelque sorte compensé par la présence d’un effet de marée pouvant garder géologiquement actif l’intérieur de très petit corps pendant de longues période de temps. Ainsi ces milieux stables à long terme pourrait favoriser l’émergence de la vie. Comme mentionné dans un autre article, il serait alors possible d’identifier des zone habitables de type gravitationnelle.

schema1
L’océan global d’Encelade.

Beaucoup de corps (5) sur l’image suivante semblent indiquer que la présence d’un océan sous la glace serait la norme plutôt que l’exception. Pour les autres, les indices peuvent être moins évident à déceler mais être quand même présents. L’eau liquide est donc très abondante dans les corps solides du système solaire (même la Terre) et plus spécialement  dans les lunes de glace incluant les plus petites. Avec les extrêmophiles découvert sur Terre, on doit aussi réévaluer la quantités et les caractéristiques des endroits jugés habitables, par exemple un océan qui nous semblerait hostile à la vie (trop profond, acide ou salé) pourrait être accueillant pour une forme de vie complètement inédite.

TerrestrialExtraterrestrials-2015

 

titan20120223label-full
L’océan global de Titan.

oceanworlds_infographic_full

D’autres ingrédients semblent jouer les troubles-fête. Il semble que l’habitabilité potentielle d’une planète, d’une lune ou même d’un corps plus petit soit une notion qui doit être révisée. Les exemples récents avec Europe, Encelade, Cérès et même la comète Tchouri qui tous possèdent beaucoup d’ingrédients précurseur ou propices à la vie.

europe_2_type ocean.jpg
Les deux types possible d’océan  sur Europe selon l’épaisseur de la couche de glace en surface.
Europa_life
Types possibles de vie dans les failles présentes dans la couche de glace d’Europe.

 

 

shrimponchimneys-1
Crevettes présentes autour de cheminées hydrothermales présente au fond de l’océan, une possibilité.

 

Our Favorite Dwarfs
Portrait des dernières planètes naines explorées à l’échelle.

 

 

Ceres_Earth_Moon_Comparison
Cérès comparée à la Terre et à la Lune.

C’est ce que je nommerai la «micro-habitabilité» ou la possibilité maintenant envisageable que la vie puisse s’implanter dans de minuscules habitats, pendant une période plus longue que ce que permettrait normalement l’activité géologique courte de ce type de corps céleste. Ce concept a été exploré dans l’ouvrage suivant Geology and habitability of terrestrial planets mais appliqué avec l’exemple de la Terre et de Mars.

 

Comet_on_7_July_2015_NavCam
Les jets de matière de la comète Tchouri

Cette dernière comète a été particulièrement surprenante «Dans le nuage de poussières soulevé par le premier contact de Philæ avec le sol ont été trouvées seize de ces molécules, dont quatre (isocyanate de méthyle, acétone, propionaldéhyde et acétamide) n’avaient jamais été détectées sur une comète. Or, il s’agit de précurseurs de composés plus complexes (sucres, acides aminés, bases de l’ADN…) qui constituent les briques élémentaires du vivant.(1)» À défaut d’avoir de la vie, les comètes semblent avoir tout ce qu’il faut pour en fournir les ingrédients de base et faciliter l’émergence de la vie partout ou c’est possible.

 

Considérant les nouvelles données acquises sur les petits corps du Système solaire, on est en droit de s’attendre à encore plein de surprises.

Small_bodies_of_the_Solar_System.jpg

 

 

Références

Y-a-t’il de la vie sur la petite lune Encelade?

Europa : Ocean World

Y-a-t’il des crevettes sous la croute glacée d’une lune de Jupiter?

Tour vidéo de Céres

Alien Ocean : Nasa’s mission Mission to Europa.

The Solar System and Beyond is Awash in Water

Icy Worlds might be alive in the inside

http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-pluton2.htm

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s