Les stérilisateurs cosmiques, ou pourquoi on est peut-être seul dans notre coin de galaxie.

Vue en fausse couleur de Cassiopeia A les reste d'une Supernova abritant au milieu de sa nébuleuse une étoile à neutron.
Vue en fausse couleur de Cassiopeia A, les reste d’une Supernova abritant au milieu de sa nébuleuse une étoile à neutron.

Le but de cet article n’est pas d’effrayer ni de penser la nuit au prochain Nibiru ou autres trucs non vérifiés qui pourrait mettre K.O l’humanité ou la biosphère au complet mais d’expliquer pourquoi la vie est peut être un phénomène courant mais fragile dans le Cosmos.  Ils seront présentés en fonction du risque potentiel qu’ils représentent pour la biosphère et pour nous humains. J’exclus les risques reliées à notre environnement terrestre (pollution, champs magnétique faiblard, réchauffement climatique, etc) pour uniquement parler de ceux qui concernent notre voisinage cosmique immédiat et lointain.

Le premier coupable : Les astéroïdes

Trace des impact des morceaux de  la comète Shoemaker-Levy-9 sur Jupiter. Les traces sont environ de la grosseur de la Terre.
Trace des impact des morceaux de la comète Shoemaker-Levy-9 sur Jupiter. Les traces sont environ de la grosseur de la Terre.
Les impacts de la comète  Shoemaker-Levy9 sur Jupiter vu en infrarouge.
Les impacts de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter vu en infrarouge.

Au box des accusé nous avons un coupable multi-récidiviste, il est reconnu responsable d’au moins une extinction massive avec certitude (celui qui extermina les dinosaures) mais des indices laissent penser que plusieurs autres épisodes ou la vie sur Terre est passée proche de l’extinction à cause de ces montagnes volantes.

Peinture de Don Davis illustrant l'impact d'un astéroïde détruisant toute vie sur Terre. Courtoisie de la Nasa.
Peinture de Don Davis illustrant l’impact d’un astéroïde détruisant toute vie sur Terre. Courtoisie de la NASA.
Une des photos du météorite qui a tombé sur la Russie en 2013
Une des photos du météorite qui a tombé sur la Russie en 2013.
Le dernier à avoir «frôlé» la Terre à 15 fois la distance Terre-Lune est un monstre de 2,7 km de long, capable d'éradiquer toute vie complexe comme celui qui enterra les dinosaures
Le dernier à avoir «frôlé» la Terre le 31 mai 2013 à 15 fois la distance Terre-Lune est un monstre d’environ 2,7 km de long qui possède une lune (un astéroïde plus petit). Il serait capable d’éradiquer toute les formes de vie complexes, comme celui qui enterra les dinosaures.

Les deuxièmes coupables possibles, le Soleil et les étoiles en général

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Des astres changeant
Le Soleil depuis sa naissance a connu des cycles d’activité assez variable et son rayonnement a varié depuis sa formation. Malgré que son fonctionnement global est assez bien compris par la Science, rien n’exclus que les cycles de glaciations-réchauffement observés dans les archives de la Terre ne soit également en partie causé par notre étoile. Je ne suis pas un climato-sceptique en passant, y a des limites à invoquer les cycles naturels quand on envoie plus de CO2 en 200 ans dans l’air que depuis plusieurs centaines de milliers d’années par des causes naturelles (volcans, feu de forêts, etc). Mais en général la quantité d’énergie envoyé sur nous par le soleil ne varie très peu 1366-65 watt par mètre carré.

Une CME, Coronal Mass ejection émise du Soleil qui se dirige vers la Terre menaçant tous le matériel électronique.
Une CME, (Coronal Mass Ejection) émise du Soleil qui se dirige vers la Terre menaçant tous le matériel électronique.
Une CME observée le 31 août 2012, résultat d'une éruption sur le Soleil.
Une CME observée le 31 août 2012, résultat d’une éruption sur le Soleil.
Variations temporelles de l'irradiance solaire totale, de 1978 au présent. La courbe en bleu clair correspond aux valeurs journalières, et le trait bleu foncé à une moyenne courante de largeur 81 jours. Les variations journalières marquées ne sont pas dues à des erreurs de mesures, mais représentent des variations véritables. Ces données sont produites et distribuées par le Physikalishes-Meteorologisches Observatorium de Davos (Suisse), à partir de plusieurs séries distinctes de mesures satellites. Les traits orange et rouges sont leurs équivalents, tels que produits par le modèle décrit plus loin, décalés vers le bas par 4 Watt par mètre carré pour fins de comparaison aux données.
Variations temporelles de l’irradiance solaire totale, de 1978 au présent. La courbe en bleu clair correspond aux valeurs journalières, et le trait bleu foncé à une moyenne courante de largeur 81 jours. Les variations journalières marquées ne sont pas dues à des erreurs de mesures, mais représentent des variations véritables. Ces données sont produites et distribuées par le Physikalishes-Meteorologisches Observatorium de Davos (Suisse), à partir de plusieurs séries distinctes de mesures satellites. Les traits orange et rouges sont leurs équivalents, tels que produits par le modèle décrit plus loin, décalés vers le bas par 4 Watt par mètre carré pour fins de comparaison aux données. Source : http://www.astro.umontreal.ca/~paulchar/grps/tsimod-f.html
Le cycle d'une étoile variable avec la luminosité apparente.
Le cycle d’une étoile variable avec la luminosité apparente.

Pour notre bonheur, c’est une étoile assez stable comparé à beaucoup de voisines, certaines ayant des éruptions solaires vraiment plus dangereuses pour la vie qui aurait le malheur de se trouver trop près ou ayant des variations considérables de leur activité. Imaginez si du jour au lendemain la lumière du Soleil variait de 20%, ce serait catastrophique pour nous. Ces étoiles s’appellent  des variables, régulières ou irrégulières. Certaines sont variable parce qu’elles ont un compagnon qui les éclipse, d’autres parce les variations d’activités de leur cycle sont beaucoup plus marqués que celle de notre étoile.

Illustration des importantes variations de luminosité causées par l'éclipse d'une étoile par son compagnon.
Illustration des importantes variations de luminosité causées par l’éclipse d’une étoile par son compagnon.

Un auteur a écrit trois romans basés sur les trois saisons théoriquement possibles se comptant en milliers d’années d’une planète orbitant autour de deux étoiles. C’est Helliconia de Brian Aldiss.

L'orbite d'Helliconia, qui a une année si longue que ses habitant en oublient les saisons.
L’orbite d’Helliconia, qui a une année si longue que ses habitant en oublient les saisons.

Le Soleil avec le vent solaire qu’il émet et son champs magnétique nous protège en partie de beaucoup de rayons cosmiques dangereux. C’est le même mécanisme que la Terre fait pour nous avec son champs magnétique qui nous protège des rayonnements et éruptions solaires de notre étoile. Si son activité venait à baisser dramatiquement la «bulle de protection» aussi subirait le même sort et pourrait même laisser passer beaucoup plus de rayons possiblement dangereux vers nous.

La «bulle de protection» offerte par le Soleil.
La «bulle de protection» offerte par le Soleil.
Eta Carinae une étoile expulsant ses couches externes.
Eta Carinae une étoile expulsant ses couches externes.

Une mort imprévisible pour certaines de nos voisines stellaires
Toutes les étoiles vont mourir, mais comme un feu, certaines avec plus de panache que d’autres. Pour notre Soleil, pas de problème dans l’immédiat, il a du carburant pour les 4,5 milliards prochaines années. Il va tranquillement surchauffer la Terre dans le futur très lointain, car à mesure qu’il convertit son Hydrogène en Hélium, son rayonnement augmente, mais rien qui nous préoccupe pour l’instant, les estimations nous laissant environ 1 milliards d’années pour déménager vers des endroits moins chauds dans le système solaire.

L'apparence probable du Soleil vu de la Terre à l'état de géante rouge.
L’apparence probable du Soleil vu de la Terre à l’état de géante rouge.
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Les différentes vies des étoiles selon leur masse initiales l’état final associé.

D’autres étoiles de notre voisinage par contre sont à surveiller. Ce sont des étoiles en fin de vie qui peuvent devenir des bombes stellaires, des nova ou supernovas pour les plus grosses. Imaginez si toute la matière et la lumière du soleil durant toute sa vie était concentré en un événement unique. Si l’explosion est assez proche lire quelques centaines à quelques milliers d’années lumières, les rayons gammas et d’autres radiations dangereuses pourraient attaquer l’atmosphère terrestre et nous rôtir de radiations mortelles. En 2004, nous avons eu un avant goût, une Magnetar proche de nous a envoyé un sursaut gamma assez fort pour avoir éclairé la Lune pendant un dixième de seconde et surchauffer la haute atmosphère terrestre.

Un petit vidéo de la Nasa montrant ce qui est arrivé en 2004

Vu en coupe de notre galaxie montrant des gigantesques jets de rayons gamma provenant de son centre http://www.nasa.gov/mission_pages/GLAST/news/new-structure.html
Vu en coupe de notre galaxie montrant des gigantesques jets de rayons gamma provenant de son centre. Plus d’informations

Un vidéo expliquant le phénomène des super long sursauts gamma

Le genre d'étoile qui produit les longs GRB à l'échelle avec le système solaire.

Le genre d’étoile qui produit les longs GRB à l’échelle avec le système solaire.

Les étoiles et planètes errantes

Zeta Ophiuchi une énorme étoile bleue errante avec sa vitesse de 24 km/s déblaie un chemin dans la poussière cosmique environnante. Elle a probablement été propulsée de la sorte par l'explosion d'une étoile compagnon.
Zeta Ophiuchi une énorme étoile bleue errante avec sa vitesse de 24 km/s déblaie un chemin dans la poussière cosmique environnante. Elle a probablement été propulsée de la sorte par l’explosion d’une étoile compagnon.


Nous vivons tous dans une banlieue très tranquille de notre galaxie et même de notre bras de galaxie pour notre bonheur. Pour toutes sortes de raisons, des étoiles sont éjectées de leur orbite et jouent les solitaires. C’est délirant mais rien n’interdit la possibilité qu’une étoile ou une planète arrive dans un système solaire, de détruire ou d’éjecter les planètes qui s’y trouvent.

CFBDSIR 2149-0403 est une naine brune et possiblement une planète errante, dérivant dans l'espace en n'étant pas rattachée à aucune étoile.
CFBDSIR 2149-0403 est une naine brune et possiblement une planète errante, dérivant dans l’espace en n’étant pas rattachée à aucune étoile.

Je ne parle pas non plus des trous noirs errants, des collisions de naines blanches ou de trous noirs, qui sont des menaces mais nécessiteraient à eux seul des explications plus poussées. Dans le prochain article, je parlerai des l’évolution et les conditions du maintien à long terme des zones habitables.

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Un commentaire sur “Les stérilisateurs cosmiques, ou pourquoi on est peut-être seul dans notre coin de galaxie.

  1. Vraiment très intéressant et j’ai hâte d’assister à ton premier lancement…de livre, à défaut d’une fusée !

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