Les mondes maintenant possibles 2 – les mondes de feu, des incarnations réelles de l’Enfer.

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Corot 7-B, incarnation ultime de la «planète de feu».

Une définition qui n’est pas scientifique
Pour faire suite à mon premier article sur le sujet des nouveaux mondes possibles, je parlerai des mondes de feu, des endroits qui littéralement sont des incarnations réelles de l’enfer de Dante. Je ne parle pas des Jupiter chauds qui valent à elles seules un article, ni des Neptunes chauds, ni des planètes à faible densité qui ont également des température de surface très élevées mais seulement celles qui ont une surface solide. Un monde de feu (qui n’est une catégorie reconnue dans la nomenclature scientifique) pourrait se définir comme une planète tellurique (rocheuse) ou la température de surface peut atteindre plus de 400-500 °C sur de grandes portions ou l’ensemble de sa surface.  Une planète ou le volcanisme actif, la proximité de l’étoile, les forces de marées ou encore sa rotation très lente en font un endroit ou la roche en fusion abonde et ou notre présence serait instantanément réduite à un rôti de bonne taille, voire des cendres dispersées par des vents supersoniques. Ce sont des planètes ou la vie telle que nous la connaissons est impossible.

Quelques exemples de planètes dans la science-fiction.

Crematoria, planète  de feu fictive du film Les Chroniques de Riddick.
Crematoria, planète de feu fictive du film Les Chroniques de Riddick.
Mustafar, planète volcanique fictive de l'univers de Star Wars.
Mustafar, planète volcanique fictive de l’univers de Star Wars.

IO, la chaudron de sorcière gravitationnel
Plusieurs corps célestes dans notre propre système solaire correspondent en tout ou en partie à cette définition. Le premier candidat est sans contredit IO qui génère le volcanisme le plus actif de tout le système solaire. L’énergie considérable nécessaire à son activité géologique provient des marées causées l’orbite de cette lune autour de Jupiter et l’interaction gravitationnelle avec les autres lunes galiléennes qui réchauffent l’intérieur de cette lune atypique. Pour vous donner une idée de son dynamisme, IO malgré sa taille de l’ordre de notre lune, renouvelle toute sa surface avec ses épanchements volcaniques à tous les 2-3 millions d’années. Ses éruptions envoient dans l’espace des éjectas jusqu’à des hauteur de plusieurs centaines de kilomètres, et ce, continuellement. Elle possède des lacs de lave qui sont si vaste que sur le bord de l’un d’entre eux on ne verrait pas l’autre coté à l’horizon. Par contre, elle n’a pas une atmosphère dense et est très loin du soleil, ce qui la rend moins hostile que plusieurs autres mondes présenté plus loin dans l’article. Un homme pourrait y marcher en combinaison spatiale et même s’installer dans des endroits moins dangereux de la surface, en supposant que les radiations provenant du champ magnétique de Jupiter ne le grille pas de l’intérieur avant.

Éruption sur Io vue par des astronautes. Image de Ron Miller.
Éruption sur IO vue par des astronautes. Image de Ron Miller.
Une photo de IO, montrant un volcan en acrtivité, le jet en parasol bleu en haut.
Une photo de IO, montrant un volcan en activité, le jet en parasol bleu-mauve en haut.
Plusieurs lac de lave dans des calderas (du souffre principalement) avec en superposition en fausse couleur la température en jaune.
Plusieurs lac de lave dans des Calderas (composition de souffre principalement) avec en superposition, en fausse couleur, la température en jaune.
Détail de la Caldera de Loki, un des plus grands volcans de IO et son lac de lave.
Détail d’une Caldera.
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La carte de température de la Caldera de Loki En grande majorité la Caldera est solide et froide. Les régions jaunes correspondent à une température de 87 °C et les rouges à 157 °C. Les températures les plus chaudes correspondent aux zones blanches à 567 °C et plus, ce qui correspond à la température des laves basaltiques sur Terre. En silhouette sur l’image en noir et blanc, l’état américain du Maryland.

Vénus, la cocotte-minute infernale
Cette planète qui est la plus proche de nous, possède plus de critères d’une planète de feu et est plus hostile à l’homme que IO. Elle est proche du soleil et a une épaisse atmosphère ce qui la garde à une température capable de faire fondre le plomb. L’atmosphère écrase par sa masse un objet avec une force qui équivaut à se trouver 1000 m sous l’océan, ce qui est considérable. Les pauvres sondes soviétiques qui s’y sont risqué dans les années 70 ont été écrasées et cuites en à peu près une heure. C’est aussi une atmosphère corrosive ayant en haute altitude des nuages contenants de l’acide sulfurique comme comité d’accueil. Le volcanisme a été présent sur Vénus (1600 volcans recensés) mais a été faiblement détecté en action sur la surface aujourd’hui. . La surface a le même âge partout (500-600 millions d’années), ce qui a fait dire à certains scientifiques que le cycle volcanique sur Vénus pourrait être cyclique, à tout les 300-500 millions  d’années une éruption cataclysmique à l’échelle de la planète entière se produirait et recouvrirait toute la surface de lave. Il n’y a pas de tectonique de plaques sur Vénus, la chaleur interne s’y accumulerait comme un chaudron qui déborde entraînant le prochain renouvellement complet de la surface.

Pour ajouter encore plus de chaleur a cet environnement extrême, la rotation très lente (243 jours) de la planète plus longue que son année (224,7 jours), expose pendant une longue période la surface d’un endroit donné aux rayonnements solaires et ils ne peuvent donc pas se dissiper comme sur Terre par une plus courte alternance jour/nuit. L’atmosphère tourne plus vite (4 jours) que la rotation de la planète (243 jours) et redistribue donc partout la chaleur très efficacement, il n’y a donc pas de face froide malgré la rotation très lente de Vénus.

Reconstitution de la vue des sondes soviétique sur Vénus.
Reconstitution de la vue des sondes soviétiques sur Vénus.
Vénus et la structure cyclonique typique en V de son atmosphère.
Vénus et la structure cyclonique typique en V de son atmosphère.

Pancake ou dôme, structures unique à Vénus.

Un volcan vu de dessus.
PANCAKE-VOLCANO
Pancake ou dôme, structures unique à Vénus.
Image radar d'un volcan sur Vénus et ses coulées de lave.
Image radar d’un volcan sur Vénus et ses coulées de lave.

Mercure, le noyau-planète cuit
Cette planète est dans cette catégorie uniquement par sa proximité avec le soleil qui porte sa surface à  un bouillant 427 °C  durant le jour et à un polaire -173 °C durant la nuit. Son apparence se compare plus à la Lune qu’aux autres planètes citées dans l’article. Elle possède encore un champ magnétique, signe d’une possible activité géologique interne de son énorme noyau, mais n’as pas encore d’activité géologique en surface détectée jusqu’à maintenant.

Image de Mercure prise par la sonde Messenger.
Image de Mercure prise par la sonde Messenger.

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Corot 7-B et Kepler-10b, Les planètes ou il pleut des pierres en fusion

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Vue de coté des faces éclairée et chaude versus sombre et froide de la planète.

Corot 7B est l’une des plus petite exoplanète détectée à ce jour et la première planète rocheuse confirmée (2009), elle présente la même face à son étoile, ce qui permet de supposer des température entre 1000°C et 2500°C. Avec sa densité très proche de celle de la Terre, il est permit de penser que sa face éclairée serait un océan de lave. Si l’existence d’une atmosphère assez dense est prouvée il peut même être possible avec les conditions de température et de pression d’imaginer que l’évaporation des roches du coté jour se condensant sous la forme de nuages ferait pleuvoir des cailloux et même du métal en fusion sur la face sombre. Kepler 10 B est assez identique et a une caractéristique intéressante, elle a un fort albedo, signalent la présence probable de nuages composée de gros grains de silicates. Le cas de Gliese 876 D est moins sur, elle pourrait être de type Neptune chaud vu sa masse très élevée.

Caverne sur Kepler 10b.
Caverne sur Kepler 10b.
Paysage sur Kepler 10b.
Paysage sur Kepler 10b.
Kepler 10 B et la Terre à l'échelle.
Kepler 10 B et la Terre à l’échelle.
Gliese 876 D, vue imaginaire des éruptions solaire et du volcanisme de la planète. crédit image Inga Nielsen
Gliese 876 D, vue imaginaire des éruptions solaire et du volcanisme de la planète. crédit image Inga Nielsen

Kepler 37B, la plus petite exoplanète découverte à ce jour

Découverte récemment, elle démontre sans aucun doute la précision des mesures actuelles, son diamètre est de seulement 3865 km, ce qui la place entre Mercure et notre Lune au niveau de la taille. La proximité de son étoile et sa faible taille excluent la vie et possiblement la présence d’une atmosphère. Sa température de surface se situe à environ 425 °C.

Comparaison des taille de Mercure, Kepler 37B et la Lune à l'échelle.
Comparaison des taille de Mercure, Kepler 37B et la Lune à l’échelle.

55 Cancri E La planète de carbone au cœur en diamant

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Une vue en coupe de la planète avec son cœur de diamant et sa surface et son atmosphère probablement composées d’hydrocarbure, une planète très exotique.

J’inclus cette planète car même si elle n’est pas une planète rocheuse (car composé de carbone en majorité) elle possède probablement une surface solide. C’est l’une des plus chaude avec ses 2,700°C estimé à sa surface. Les données sont encore très fragmentaires et parfois même spéculative. Elle est passé de planète-océan super chaude (Hotsteam planet) à une planète de carbone, récemment preuve que notre connaissance de ces objets est encore très fragmentaire.

Planète de carbone avec un cratère montrant l’intérieur en diamant. crédit image Lynette Cook.

Références : http://news.nationalgeographic.com/news/2011/05/110505-new-planet-densest-hottest-lead-cancri-e-super-earth-space-science/

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/55-cancri-e-serait-une-superterre-en-diamant_41837/#xtor=RSS-8

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kepler-10b

http://www.slate.com/blogs/bad_astronomy/2013/02/20/smallest_exoplanet_kepler_37b_is_barely_bigger_than_earth_s_moon.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Super-Earth

http://www1.nasa.gov/centers/ames/multimedia/images/2005/gliese.html

http://www.blastr.com/2012/01/9-real-planets-so-amazing.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/55_Cancri_e

 

Le prochain article traitera des planètes hyper légères.

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